Nouveau calendrier vaccinal calédonien encore plus chargé en obligations voté !

Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie s’est réuni ce jeudi 23 mars pour adopter un nouveau calendrier vaccinal. Le vote a rendu obligatoire, le Prevenar ®, vaccin contre les affections à pneumocoques. «Champions du mônde !» nous avions le calendrier vaccinal sans commune mesure le plus contraignants des territoires de la République, et nous enfonçons le clou avec 11 maladies soumises à l’obligation. Du jamais vu dans un pays industrialisé.

Vote du nouveau calendrier vaccinal encore plus lourd en Calédonie!

La société civile, dont nous sommes un des représentant dans le domaine de la santé, regrette avant tout profondément l’absence de débat public avec les décideurs politiques et les autorités sanitaires. Bien que connus du cabinet de la ministre et de l’Agence Sanitaire et Sociale (ASSNC), nous n’avons pas été informé ni de ce vote, ni de sa teneur. Nous n’avons rien vu venir non plus dans aucun média, ce n’est qu’à travers un contact fortuit que nous avons eu connaissance du vote la veille!

Notre association déplore le manque de transparence de la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS) pour justifier avec l’information pertinente publique et accessible ce calendrier vaccinal qui va quand même à l’encontre du droit fondamental de disposer de son corps de façon éclairée. Notre association dénonce également l’absence d’un comité indépendant et transparent, intégrant la société civile, pour discuter du schéma vaccinal calédonien. Aucune information n’est rendue publique et accessible quant à l’activité d’un comité un tant soit peu semblable : Qui est présents et quels sont leurs conflits d’intérêts ? Quelles sont les décisions prises ? Quelles sont les justifications scientifiques et épidémiologiques ?

Nos premières analyses rigoureuses de la situation néo-calédonienne nous invitent pourtant à remettre en cause certains aspects de ce calendrier vaccinal. Selon les critères les plus sévères de l’Organisation Mondiale de la Santé, la vaccination systématique des nourrissons avec le BCG devrait être remise en question, et débattue publiquement. Même constat pour la vaccination recommandée au Gardasil pour la prévention des cancers du col de l’utérus, selon nous inutile pour l’immense majorité de la population et qui représente un gaspillage supplémentaire pour notre système de santé aux abois. L’échec de la précédente campagne sur les collégiennes, avec plus de 40% de non-retour des parents et une couverture vaccinale faible démontre pourtant la méfiance grandissante de la population.  L’ASS-NC et la DASS avait pourtant diffusé une information scientifiquement erronée à l’ensemble des familles concernées, en vantant une efficacité non  démontrée. Loin d’en tirer les mêmes leçons que nous et de vouloir instaurer une démarche de confiance et de consensus, avec une large communication et un débat public, la campagne actuelle a lieu en catimini, avec la communication la plus restreinte possible, comme ce vote.

Nous déplorons la vélocité et le silence inquiétants des autorités sanitaires pour rendre le calendrier vaccinal encore plus lourd, sans concertation citoyenne, scientifique, indépendante et transparente.

Nos premiers éléments d’analyses invitent, plus que jamais, à débattre sereinement de ce sujet :

Article : Pour un débat sur le calendrier vaccinal de Nouvelle-Calédonie

Faut-il lever l’obligation du BCG à la naissance ?

Faut-il faire vacciner sa fille contre le cancer du col de l’utérus ?

L’obligation nouvellement imposée au Prevenar est justifiée par le fait que les infections invasives à pneumocoques seraient 4 à 6 fois plus élevé qu’en métropole «selon les départements» (?). Malheureusement dans les derniers rapports sanitaires de la DASS rien ne nous permet de vérifier cette information. Nous trouvons seulement dans le rapport d’activité 2015 de l’Institut Pasteur 1 seul cas de méningite et 6 de septicémie chez l’enfant de moins de 16 ans depuis 2012. Quid chez l’enfant de moins de 2 ans? Car cette vaccination est imposée au nourrisson parmi un calendrier déjà très touffu, alors que ce vaccin souvent associé à un autre présente la particularité connue de provoquer une poussée de fièvre qui a été fatale à un bébé en métropole il y a peu (mort d’Ayana). Ce fait est-il connu de nos élus qui ont voté cette obligation ? Ce sont toutes les justifications scientifiques pour rendre obligatoire aujourd’hui ce vaccin en Nouvelle Calédonie alors qu’il ne l’est pas en métropole ? De quelles données scientifiques nos élus disposent-ils pour évaluer l’effet cocktail grandissant d’un calendrier vaccinal toujours plus lourd? Il semble par ailleurs que ces fameuses infections invasives aient généralement significativement augmenté depuis l’introduction de ce vaccin. La couverture vaccinale avec ce vaccin étant déjà de plus de 90%, l’obligation ne va pas réellement modifier la situation sanitaire, en revanche elle reporte sur notre système de santé déjà fragile l’entière responsabilité en cas de poursuites pour tout effet indésirable comme celui cité plus haut. Nous allons très prochainement nous pencher en détail sur la littérature scientifique de ce vaccin et de sa pertinence pour aider l’opinion et les décideurs à prendre toute la mesure de ce vote.

Nous regrettons plus généralement que l’introduction de la ministre et du rapporteur spécial propage toujours le même amalgame : on parle « de la vaccination » et non des « vaccins ». De même pour le rappel aux élus du  directeur de la DASS sur l’intérêt de LA vaccination et notamment contre la variole. Quelle peine d’avoir recours à ce vieux mythe inexact comme vous savez si vous lisez nos articles.

Notre très jeune association a été prise au dépourvu avec ce vote, mais nous sommes de toute façon déterminés à mener à bien ce débat public déjà initié en début de semaine avec un communiqué de presse sur la nouvelle campagne de vaccination au Gardasil (ICI) et un communiqué aux parents concernés (ICI, A DIFFUSER LARGEMENT). Nous devons examiner précisément avantages et inconvénients de chaque vaccin pris un par un, et en informer clairement la population.

Notre Assemblée Générale aura lieu le Samedi 8 avril à 15h, d’ici là plusieurs interventions dans les médias sont programmées, vous allez entendre parler de nous!

Merci à tous ceux qui nous ont rejoints et à ceux qui viendront appuyer notre démarche selon leurs moyens.

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