Projection – Débat : « Cholestérol le grand bluff» le mardi 8 août à l’Auditorium de la Province Sud

Les associations Ciné Citoyen et Terre de santé sont heureuses de vous inviter à la projection débat «Cholestérol le grand bluff» à l’auditorium de la Province Sud le mardi 8 août à 18h.

Cholestérol, le grand bluff est un documentaire d’1h23 réalisé en 2016 par Anne Georget.

Ce documentaire décrit comment le cholestérol a été érigé en coupable idéal des maladies cardio-vasculaires par une série d’approximations scientifiques, et par les intérêts économiques conjoints de l’industrie agroalimentaire et des laboratoires pharmaceutiques. Pour dénoncer cette construction dogmatique, la réalisatrice donne la parole à des chercheurs en médecine, des cardiologues, des journalistes médicaux et des nutritionnistes.

Nous souhaitons votre présence pour aider à enrichir le débat qui suivra. Tout témoignage de personne ayant pris des statines est le bienvenu. Il aura notamment pour objectif de se faire une idée de la situation locale en matière de prise en charge et prescriptions, et surtout d’expliquer quels sont réellement les indicateurs les plus fiables et les gestes les plus efficaces de prévention.

EDIT du 2/08/17 : ENTRÉE GRATUITE POUR LES MEMBRES D’UNE ASSO À JOUR DE COTISATION annuelle : Terre de Santé (1000 F) ou Ciné Citoyen (2000 F / étudiants 500 F) ou entrée à 500 F sur invitation d’un membre.

Affiche de la projection débat «Cholestérol le grand bluff» à diffuser

En espérant vous compter parmi nous, l’équipe de Ciné Citoyen et Terre de Santé!

1 Commentaire

  1. Terre de Santé (Auteur de l'article)

    Voici un résumé des débats. Élaboré le lendemain sans prise de note donc très approximatif :

    Mini – sondage : Sur la cinquantaine de personne dans la salle restées pour le débat, environ une dizaine avait pris des statines dans leur vie.

    Témoignages : le père d’une personne en prévention primaire (jamais d’infarctus ) ayant arrêté les statines au bout de 3 mois à cause des douleurs musculaires. Le beau père d’une autre, après un infarctus,, s’est vu prescrire des statines en prévention secondaire par son cardiologue sans pouvoir avoir plus d’explications que «prendre ou mourir». Il abusait de l’autorité de son statut de «sachant». Sur les conseils de sa famille et après une dure lutte avec son cardiologue, il a arrêté et se sent mieux.

    Q l’EZETIMIBE? est-ce une statine? Puis-je continuer à le prendre sans risque ?

    Bru : ce n’est pas une statine, mais une molécule qui diminue l’absorption du cholestérol au niveau digestif. Ces molécules n’ont pas prouvé qu elles réduisaient la mortalité cardiovasculaire ou globale.

    Q : Comment expliquer que malgré ces faits accablant et la connaissance d’études biaisées avant les années 2000 les médecins ne revoient pas leurs positions et continuent de prescrire des statines en 2017?

    Bru : malheureusement les données ne sont pas aussi claires dans la vie quotidienne que dans ce documentaire. En effet par le biais des statistiques il peut être présenté aux médecins que telle statine diminue la mortalité cardiovasculaire de 30%, ce qui en réalité peut ne pas être significatif (en fonction de la taille de l’echantillon). Parfois, lorsque les résultats escomptés ne sont pas au rendez vous, on change de formule statistique pour obtenir les chiffres voulus. Il faudrait etre non seulement compétent pour analyser les articles, mais aussi en avoir le temps. Les médecins se réfèrent donc à de prestigieux journaux censés publier des articles de qualité, mais là aussi on découvre que la qualité et le sens critique ne sont pas optimaux. Enfin, les meta-analyses, censées être le must des études, comportent un biais majeur : celui de ne pas inclure les études non-publiées car n’ayant pas validé l’hypothese initiale.

    F : Situation embarrassante pour les médecins qui n’ont pas le temps ni la formation pour examiner directement les étude et s’en réfère aux «sociétés savantes». Hors récemment encore, une étude publiée dans le Lancet en 2016, avec pas mal de liens d’intérêt avec le laboratoire, a été reprise par l’académie de médecine et la société française de cardiologie montrant seulement 0,1 à 0,25 % par an de risques d’effet indésirables avec la prise de statine. Quelque temps après la Société Européenne de Cardiologie publie que ce risque est de 7 à 29% /an, soit 70 à 290 fois plus!! D’une manière générale on a l’impression que les laboratoires veulent profiter du statu quo le plus longtemps possible sans faire trop de vague : plus beaucoup d’études récentes et surtout pas de révision de la situation par les société savantes.

    Sur ce point il existe une pétition de MDL avec l’ISPN pour une ré-évaluation des statines par les autorités sanitaires (ANSM). Lancée depuis octobre 2015, elle est sur le point de passer la barre des 400 000 et nous vous invitons à la signer http://petition.ipsn.eu/petition-danger-statines-cholesterol/index.php?utm_source=default&utm_campaign=default&utm_medium=video

    Q : mesure-t-on le score calcique en Nouvelle-Calédonie?
    Bru : Jamais vu sur les rapports des cardiologues
    Flo : D’après MDL qui évoque cet indicateur dans le docu, «certains pensent que c’est le meilleur indicateur de risque cardiovasculaire» : cela n’indique ni que cet indicateur fait consensus, ni qu’il est vraiment «bon». La civilisation moderne aime les chiffres et l’approche mathématique, mais à l’heure actuelle l’approche clinique et l’examen du mode de vie du patient (activité, alimentation, pollution et prises de toxiques…) restent de loin les indicateurs le plus fiables. Les médecins n’ont pas toujours le temps pour ça, cette approche est pourtant indispensable et rappelle celle de la naturopathie.

    ? : la clé d’une prévention réside dans l’alimentation cellulaire. Voir les travaux du prix Nobel Linus Pauling dont le livre «pourquoi les animaux de font pas d’infarctus» est peu distribué mais accessible via internet.

    Flo . Effectivement, prix nobel en Chimie en 1954 et de la paix en 1962, grosso modo, il explique que des apports en lysine et vitamine C réduisent le taux d’une lipoprotéine et le risque d’infarctus. Une autre piste intéressante : le lien ancien entre cancer et athérosclérose : L’origine des plaques sont des mini tumeur des artères, ce qui explique d’ailleurs que les facteurs de prévention soient similaires pour les 2 problématique [NDR : le Dr Gernez évoque ce fait dans son mémoire adressé à l’Académie de Médecine en 1985. Le Professeur MILLIEZ quitte alors le Comité National d’Éthique en 1986 et parvient à faire publier « Cancérisation athéromateuse » dans une revue qui disparaîtra aussitôt (Objectif Santé – Edition Maloine). Le relais sera repris néanmoins en février 1987 par la revue « Tensiologie » : « Athérosclérose et cancer : même combat ! » et l’officialisation finalement obtenue au congrès de Kyoto en 1988]

    Flo : Heureusement et logiquement donc, la protection la plus efficace et prouvée contre toutes les maladies de civilisation, dites aussi «dégénératives» est commune :
    1 exercice physique régulier
    2 régime alimentaire de type méditerranéen (végétarienne ou pas)
    3 pas de toxique (tabac, pesticides, pollutions de l’air…)

    Q : sait-on combien on a d’infarctus en NC?
    Bru : je ne sais pas, données peut etre disponibles à la DASS ou à l’ASS
    Autre : des infos sont accessibles (ISEE?)

    Chr : La politique de la taxation de l’alcool soulève des questions?

    Flo : Terre de santé fait partie de l’atelier «Alimentation Saine» du plan Do Kamo qui inclut aussi une anthropologue pour identifier les leviers d’action les plus pertinents (maternité, milieu scolaire, cantine…) pour amorcer des changement de comportement collectifs que l’on sait long. La pression est collective : mes enfants quémandent des boissons et biscuits sucrées partout quand il vont au parc… . Bon exemple récent à souligner de la journée du sport au Mont-Dore le 14 juillet dernier où toutes les boissons sucrées ont été bannies de la vente par les associations.

    Bru : petit point sur les références culturelles et le rapport à l’alimentation. Auparavant toute nourriture, qu’elle vienne du champ ou de la mer, était bonne. Et on ne pouvait jamais “trop manger” car l’activité physique était quotidienne, et qu’il y avait des périodes de disette. Par extension, tout ce qui vient du magasin a été considéré comme bon. Aujourd’hui , les gens commencent à réaliser que l’alimentation peut être un poison. Par ailleurs le taux d’activité physique s’est effondrée, et le petit embonpoint recherché auparavant s’est transformé en obésité morbide

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